France : 8000 gardes à vue et 26 détentions provisoires depuis le début de la mobilisation lycéenne
Le 13 octobre 2026, l’acte V de la mobilisation lycéenne a rassemblé jusqu’à 480 000 manifestants à travers le pays pour exiger notamment des moyens pour l’enseignement public, l’abrogation de Parcoursup et la fin de la répression. Partout sur le territoire, de Paris à Toulouse en passant par Lyon et
Nantes, les rassemblements et les blocus ont été ciblés par une stratégie d’asphyxie policière massive. À Paris, la manifestation s’est achevée sous les tirs de gaz lacrymogènes et le déploiement de canons à eau place Vauban et boulevard des Invalides, donnant lieu à de nombreuses arrestations. Ailleurs, la répression systématique s’est poursuivie, avec au moins 30 interpellations comptabilisées à Toulouse pour cette seule journée.Selon les chiffres officiels au 13 octobre à 17h, l’appareil d’État déploie une répression d’une ampleur inédite face à la jeunesse. Un total de 7 950 gardes à vue a été enregistré depuis le début du mouvement, une vague répressive majeure ciblant à 85 % des mineurs (soit 6 773 mineurs et 1 177 majeurs). Ce bilan dépasse les niveaux atteints lors des premières semaines des Gilets jaunes ou des révoltes de 2023 consécutives à l’assassinat de Nahel Merzouk par la police. Les procédures administratives et judiciaires ont déjà débouché sur 2 545 déferrements, 2 735 poursuites et 26 placements en détention provisoire. Face à cette situation, une nouvelle journée d’action et de manifestation est prévue le samedi 17 octobre.
secours rouge
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