Saint Denis, il liceo dove è partita la rivolta degli studenti: “Qui più topi che insegnanti”
iE’ iniziato tutto in questo istituto che descrivono come il simbolo dell’abbandono della scuola pubblica nelle periferie. Muri che si sgretolano, servizi igienici degradati, insegnanti assenti e non sostituitiinfo
Dès les premières tentatives, plus ou moins réussies, de blocages en Seine-Saint-Denis, notamment au lycée de l’ENNA, la question de l’autorité était centrale, la première revendication évoquée par les élèves eux-mêmes. Dans ce lycée professionnel de Saint-Denis, qui n’avait pas bloqué depuis 2014, on appelle sur Snap depuis une semaine à se mobiliser, au début pour aller affronter les flics, imposer un rapport de force à une CPE jugée injuste et à des profs racistes, et contre les interdictions vestimentaires, puis, depuis quelques jours, pour plus de mixité dans les filières (le lycée est très masculinisés du fait des formations industrielles qui y sont proposées), pour plus de personnels (notamment assistante sociale et infirmière), et pour plus de matériel en travaux pratiques et plus de budget. Dès le premier jour de blocage, les élèves brandissent une banderole face à la direction et à la nationale : « on n’est pas des chiens ! ».
A l’ENNA, comme à Bartholdi, Suger, et dans la plupart des lycées mobilisés du 93 et du 95, plus que de fermer les grilles, les élèves ont un projet : démontrer leur force et leur détermination à la direction et à la police, et ça passe principalement par des tirs au mortier et autres tactiques émeutières. C’est un niveau de mobilisation supérieur à celui d’autres lycées mobilisés dans les centres des métropoles partout en France, où la tactique de blocus plus ritualisée ne représente pas nécessairement une volonté d’aller à l’offensive face à la police et autres représentants de l’État, bien qu’elle ne les protège pas des coups de pressions et bavures. Mais le niveau de combativité des lycées REP, REP +, professionnels et de banlieue démontre une plus grande capacité des lycéens à démasquer la nature de l’État, et découle directement des conditions de ces lycées, où l’autorité est encore plus forte, les moyens encore plus faibles, et l’avenir promis aux jeunes, encore plus gris.
la repressione non ferma ma alimenta la ribellione
France : 1 065 interpellations en deux jours, mais le mouvement lycéen résiste à la répression
Le mouvement de blocage des lycées, engagé pour dénoncer notamment le manque d’enseignants et la dégradation des conditions d’enseignement, s’est étendu à 356 établissements le 30 septembre. Après les 440 interpellations déjà recensées dans le précédent bilan, 625 nouvelles interpellations ont été annoncées mercredi, portant le total à 1 065 en deux jours. Le ministère de l’Éducation nationale fait par ailleurs état d’au moins 119 blessés, dont 85 élèves et 34 personnels.
Malgré ces interventions et l’extension du dispositif policier, la mobilisation s’étend ce jeudi 1er octobre avec des blocus et des manifestations dans de très nombreuses villes de France.
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