mercoledì 6 maggio 2026

pc 6 maggio - 1 maggio nel mondo nel racconto dei compagni francesi de la cause du peuple

A l’échelle mondiale :

En Amérique Latine se déroulent les mobilisations les plus massives et combatives.

Au Chili, les marches sont massives réunissant des centaines de milliers de personnes qui partent à l’affrontement, en colère contre la montée du coût de la vie et la crise qui s’aggrave.

En Équateur, le pays entier se mobilise contre le gouvernement réactionnaire Noboa. La ligne révolutionnaire se renforce dans le pays et différentes organisations de travailleurs et de paysans se sont unis dans la manifestation à Imbabura autour d’une ligne révolutionnaire et anti-impérialiste. À Buenos Aires en Argentine, des milliers de travailleurs protestent contre le régime réactionnaire de Javier Milei qui continue la casse des droits sociaux et du travail par une nouvelle loi de libéralisation. Des affrontements violents ont lieu entre des révolutionnaires et la police à la botte du régime.

Au Venezuela et à Cuba, les marches annuelles massives du premier mai se marquent cette année par l’unité nationale renforcée, à Cuba notamment contre le siège instauré par les États-Unis et contre les menaces d’agressions yankee.

Au Brésil dans les centres urbains, les mobilisations sont massives, menées par une jeunesse audacieuse et vaillante. À la campagne également, dans ce pays où l’Amazonie est ravagée par les monopoles, là où les droits des paysans pauvres et des peuples indigènes sont écrasés chaque jour par ce gouvernement et les milices violentes à la botte des impérialistes, la lutte pour la terre et la résistance populaire gronde, produisant des braises de partout. En ce 1er Mai encore, après que des paysans indigènes aient récupéré des terres à Guarani-Kaiowá dans les territoires indigènes, des paramilitaires envoyés par l’État ont attaqué les paysans en séquestrant et torturant des personnes dont un enfant de 14 ans. Un paysan de la réserve de Limao Verde affirme « la prise de la terre est légitime malgré les tortures et les violences de la police, ces terres sont traditionnellement les nôtres, nous ne prenons pas les terres qui ne sont pas les nôtres ».

L’Amérique du Nord n’est pas en reste.

Environ 3500 actions ont eu lieu à travers les États-Unis dans le cadre d’un vaste mouvement appelé « May Day Strong », un mouvement de grève économique appelant à « ni école, ni travail, ni achats » pour marquer le 1er mai. Il s’inscrit dans la suite des manifestations « No Kings » contre Trump et des boycotts économiques après les opérations la police de l’immigration ICE à Minneapolis, dans le Minnesota, ainsi que le décès, en janvier, de Renee Good et Alex Pretti. Les groupes y prenant part sont variés, allant de syndicats à groupes politiques et écologistes.

May Day Strong a des revendications larges comme « taxer les riches » et abolir la police de l’immigration, dans un contexte où les républicains ont voté mercredi dernier une mesure budgétaire visant à financer l’ICE. Le mouvement appelle également à mettre fin à la guerre en Iran.

À Manhattan, New York, des partisans du Sunrise Movement, mené par des jeunes, se sont donné le bras devant la Bourse, bloquant toutes les entrées du bâtiment. Ils annonçaient en prévision du 1er Mai que 100 00 jeunes feraient grève de leurs cours pour marquer cette date.

Des lycéens de Rochester, dans l’État de New York, ont quitté leurs cours et ont défilé dans les rues en scandant : « Pas de justice, pas de paix. Débarrassez nos rues de l’ICE ».

À Minneapolis, certains groupes de travailleurs ont fait grève toute la journée. Les agents d’entretien et le personnel d’accueil de l’hôtel Ivy ont quitté leur poste et formé des piquets de grève pour réclamer une augmentation de salaire de 3 dollars de l’heure. À noter que les États-Unis ne reconnaissent pas le 1er mai comme jour férié officiel et célèbrent plutôt la « fête du travail », qui a lieu en septembre.

En Europe, des centaines de milliers de travailleurs ont défilé à travers le continent. Ont été mises en avant la question de l’inflation, des salaires et des conditions de travail, et bien sûr la question de l’agression américaine et la guerre au Moyen-Orient qui entraîne la question des prix de l’énergie. « Cela illustre le vide moral total qui règne aujourd’hui en Europe », a déclaré Nile Gardiner, un réactionnaire notoire (directeur du Margaret Thatcher Center for Freedom et ancien collaborateur de Thatcher), à Fox News, illustrant bien l’inquiétude des gardiens de l’ordre impérialiste.

En Espagne, à Madrid, des milliers de personnes ont défilé pour protester contre les bas salaires, la pénurie de logements et la marche vers la guerre. Des pancartes visant le président Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu soulignaient la colère contre les agressions impérialistes.

Des milliers de manifestants ont également pris les rues d’Allemagne. À Hambourg, 13 000 personnes ont défilé. À Berlin, c’est 10 000 manifestants qui ont marché dans les quartiers de Kreuzberg et de Neukölln, pour un déploiement de 5000 policiers. Une vingtaine d’arrestations ont eu lieu et 9 policiers ont été blessés lors d’affrontements. D’autres rassemblements et manifestations ont eu lieu dans des villes comme Brême, Leipzig, Stuttgart et Francfort-sur-le-Main.


Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à travers le Portugal alors que les syndicats se mobilisent pour protester contre les projets de modification du droit du travail qui, entre autres, faciliteraient les licenciements, limiteraient la durée pendant laquelle les femmes allaitantes peuvent bénéficier d’horaires de travail flexibles et réduiraient le congé de deuil en cas de fausse couche.

En Belgique, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes, s’inscrivant dans une vague de mobilisation continue qui dure depuis plus d’un an et réitérant les appels à la mobilisation nationale du 12 mai, en réaction aux projets du gouvernement visant à s’attaquer au système de retraite et aux revenus des travailleurs au cours des 16 derniers mois.

En Italie, des milliers de personnes se sont rassemblées pour défiler à Milan, Turin, Naples, Venise, Palerme… À Turin, la situation a dégénéré en affrontements entre manifestants et forces de police. Certains manifestants se sont détachés du cortège et ont tenté de forcer le cordon de police, attaquant les boucliers des policiers à coups de matraque, tandis que la police a riposté avec des canons à eau.

Au Royaume-Uni, manifestations et rassemblements ont eu lieu dans un contexte tendu de répression du mouvement pro-palestinien. Keir Starmer, le Premier Ministre, a déclaré : « Je pense qu’il est temps d’examiner l’ensemble des manifestations et leur effet cumulatif. (…) Nous devons examiner quelles mesures supplémentaires nous pouvons prendre. »

À Varsovie, en Pologne, des milliers de travailleurs ont manifesté contre la législation anti-grève ce 1er Mai 2026, affirmant que le droit du travail polonais est obsolète et restreint considérablement – voire interdit – aux travailleurs de lutter contre les mauvaises conditions de travail et l’exploitation.

En Norvège, les travailleurs ont manifesté dans un contexte faisant écho au contexte français : Ingrid Olina Hovland, la dirigeante conservatrice de la jeunesse du Kristelig Folkepartis (Parti populaire chrétien), a proposé de supprimer ce jour férié, affirmant que la plupart des Norvégiens passent la Fête du Travail à « jardiner aux frais de l’État ». Hovland est également connue en Norvège pour son opposition à l’avortement. Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux défilés et manifestations de ce 1er Mai, notamment à Oslo, où l’importante présence de drapeaux palestiniens et de messages de solidarité internationaliste ont rappelé à quel point cette date est politique.

Sur le continent africain, le 1er mai a également été suivi massivement, mais dans un contexte tendu. Historiquement, le 1er mai dans beaucoup de pays africains est organisé et encadré directement par l’État. Il mobilise principalement des travailleurs du secteur public et de l’administration, et sert traditionnellement à faire la promotion du chef de l’État.

Cette année, cette tradition est battue en brèche dans de nombreux pays. En République Démocratique du Congo, l’Intersyndicale Nationale du Congo a plaidé pour le boycott du défilé du 1er mai, en réponse à un refus de faire du 1er mai une cérémonie de célébration du gouvernement. Ainsi, aucune grande manifestation n’a pris place dans le pays, dans un contexte de durcissement des conditions de vie des travailleurs congolais, principalement sur la question de l’instauration d’un salaire minimal interprofessionnel, promesse jamais tenue, et de l’absence de discussion féconde entre l’État et les organisations de travailleurs. Ce boycott est une première en RDC, habituée chaque année au cérémoniel gouvernemental.

Au Sénégal, des milliers de manifestants se sont réunis dans les rues de Dakar pour exiger des réponses du gouvernement quant aux promesses formulées en 2025 dans le « pacte national de stabilité ». La rue reste mobilisée dans un contexte particulièrement tendu, après la défaite sanglante du despote Macky Sall, qui avait coûté la vie à 65 personnes, et les mouvements sociaux successifs suivant l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, principalement étudiants depuis la fin 2025. Les syndicats et organisations de travailleurs dénoncent l’inertie du gouvernement sur les réformes post-Macky Sall promises, incluant des revendications économiques, mais aussi la justice et des réparations pour les victimes de la répression politique du président précédent. Même phénomène en Tunisie, où le caractère contestataire de la journée internationale des prolétaires en lutte a été respecté par des milliers de manifestants, principalement sous la direction de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens.

Plusieurs gouvernements africaines ont préféré tout bonnement interdire le 1er mai. Au Mali, le gouvernement, non content d’avoir préalablement interdit les partis politiques l’année dernière, a interdit la mobilisation du 1er mai pour des raisons sécuritaires, à la suite de l’attaque conjointe du JNIM et du FLA le 25 avril sur plusieurs grandes agglomérations maliennes. La situation est la même au Burkina Faso, où le gouvernement a interdit la marche syndicale de remise des doléances au Ministre en charge de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale et a fortement contraint la marche de manœuvre de mobilisation des syndicats.

En Asie cette année, dans une grande partie du Moyen-Orient, les célébrations du 1er mai ont été perturbées ou annulées, principalement en raison de la situation de guerre qui s’approfondit depuis le lancement du « Déluge d’Al Aqsa », en octobre 2023.

La Fédération générale palestinienne des syndicats déclare qu’environ 550.000 travailleurs à travers Gaza et la Cisjordanie n’ont aucun revenu et que la situation est sans précédent. Dans des données publiées à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le ministère du Travail de Gaza a indiqué que le chômage atteignait désormais 80 % de la population de la bande de Gaza. Aujourd’hui, 95 % de la population dépend de l’aide humanitaire extérieure. Partout, le saccage des terres cultivables palestiniennes s’accroît, ainsi que les saisies pures et simples par les colons en Cisjordanie.

L’essentiel des célébrations ont également été suspendues au Liban, alors que les bombardements se sont poursuivent, malgré la trêve annoncée le 17 avril. Le Hezbollah poursuivant les efforts d’acheminement de matériel militaire vers le sud et continue de cibler les positions israéliennes occupantes. La veille, Israël avait d’ailleurs arrêté 175 militants d’une nouvelle flottille de solidarité avec Gaza. Tous ont été débarqués en Crète ce vendredi 1er Mai, à l’exception de deux militants qui voient leur détention prolongée et être traduits devant la justice israélienne ce dimanche : l’Espagnol Saif Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila.

En Turquie, la journée du 1er mai est fériées et laisse place chaque année à de grands défilés populaires. Cette année, la confrontation avec les forces de polices ont été particulièrement violentes. A Istanbul, alors que les manifestants tentaient d’investir la place Taksim, la foule a été brutalement réprimée, avec l’arrestation de 576 personnes manifestants. La place Taksim est une référence centrale du mouvement ouvrier, plus de 30 personnes ayant été tuées par les autorités dans la répression du 1er mai 1977. Partizan a défilé avec le slogan « Nous sommes le peuple, nous nous battons; nous renverserons ce système. »

En Iran, l’état de guerre est toujours en cours. Pourtant, c’est ce vendredi 1er mai que Donald Trump a déclaré unilatéralement la fin des hostilités. Contraint par le délais de 60 jours de conflit, le président Trump a l’obligation de demander l’approbation du Congrès des États-Unis pour poursuivre la guerre au-delà de ce délais. Mohammed Jafar Asadi, responsable militaire iranien, a déclaré qu’une « reprise du conflit entre l’Iran et les États-Unis est probable, et les faits ont démontré que les États-Unis ne respectaient aucune promesse ni accord ».

En Inde, des mobilisations massives ont lieu dans la plus « grande démocratie » du Monde classé 157ème dans la liberté de la presse sur 180 pays. La guérilla maoïste renaît et se renforce par de nouvelles opérations militaires, l’État indien admet officiellement cela malgré ses précédentes déclarations sur leur supposé succès dans le génocide de la révolution naxalite. Aujourd’hui la presse indienne parle même d’un « comité de coordination du nord » qui organiserait la lutte armée dans une zone historiquement peu affecté par le maoïsme.

Aux Philippines, les célébrations du 1er mai ont été massives, avec de grands défilés dirigés par diverses organisations révolutionnaires et démocratiques. Dans la capitale, Manille, la foule a incendié des effigies du président Donald Trump, de Benyamin Netanyahu et du président philippin Marcos Junior, à proximité de l’ambassade des États-Unis. Au sud de la capitale, les passants ont assisté au cœur d’une manifestation, à un défilé de militants en rang, arborant des drapeaux du Parti Communiste.


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