Une seule issue: travailler à la mobilisation des travailleurs pour une riposte de classe. Un nouvel élan puissant pour #ToutBloquer # est possible. Un véritable soulèvement social dont nous avons toutes et tous besoin dans un contexte de montée général des tensions, en France comme dans le monde.
L'urgence : un élan puissant de la lutte de classe
N° 970 26/03/2026
Comme à chaque élection, les états-majors politiques cherchent à
revendiquer des succès. Au lendemain d’une élection, personne n’a perdu,
tout le monde a gagné ! Horizons a Édouard Philippe à la mairie du
Havre, les Verts sauvent leur place à Lyon mais pas la métropole aux
pouvoirs plus importants, le Parti socialiste (PS) fait la fête à Paris
et Marseille, il se maintient dans les plus grandes métropoles mais il
est sanctionné dans les quartiers populaires, le parti Les Républicains
(LR) résiste dans les villes moyennes, poussée électorale pour La France
insoumise (LFI) … Ces
élections sont une sévère sanction et un rejet de la politique
macroniste comme en témoigne l'échec de Rachida Dati soutenue par Macron
lui ayant offert un poste de ministre de la Culture et une alliance des
droites et du centre pilotée depuis l’Elysée ! Les alliances entre le
PS et LFI n’ont pas fait perdre de voix aux listes ayant fusionné,
contrairement à ce qu’on entend. Elles ont permis à la "gauche" de
sauver des villes comme Lyon, Nantes ou Grenoble. A Paris Emmanuel
Grégoire (PS) a profité d’un réflexe de vote utile puisque Sophia
Chikirou (LFI) a perdu un tiers de ses voix du premier tour. Le
Rassemblement National (RN) a gagné une cinquantaine de nouvelles
municipalités revendiquant des milliers d’élus locaux.
Personne
ne dit mot sur l’abstention, particulièrement dans les bureaux de vote
les plus pauvres du pays. Une abstention record s’établissant autour de
43 % au second tour, celle-ci traduit la défiance persistante et massive
envers les institutions et les partis institutionnels.
Chacun
extrapole des stratégies pour l’élection présidentielle d’avril 2027 et
les candidats à la gestion loyale du capital ne manquent pas : à droite
Darmanin, Retailleau, Bertrand, Philippe, Attal…et à "gauche"
Glucksmann, Hollande, Roussel, Autain, Ruffin, Tondellier, Mélenchon).
Fondamentalement, aucun d’entre eux ne propose d'organiser la lutte de
classe pour abattre le capitalisme. Mélenchon et LFI, s'ils rassemblent
un mécontentement radicalisé contre la politique du capital,
n'envisagent pourtant pas d'aller jusqu'à l'abattre.
La
crise profonde du capitalisme pourrait bien s’accentuer dans les mois à
venir, la multiplication des guerres impérialistes et la militarisation
en sont des indices.
Tout
blocage de cette politique austéritaire et de marche à la guerre, toute
avancée sera le résultat du rapport de force dans l'affrontement avec
le patronat. L’heure est donc à construire ce rapport de force, ancrée
dans les usines, les lieux d’études et les quartiers populaires, capable
de se faire entendre dans une riposte de classe, seule voie pour
bloquer les plans des classes dominantes, la militarisation.
L’agression
impérialiste et sioniste contre l’Iran a provoqué une hausse
vertigineuse du baril de pétrole, frôlant les 120 dollars. Elle va
accentuer la crise économique et sociale et donc nourrir la lutte de
classe. La projection vers les élections présidentielles de 2027 laisse
présager une tension politique montant en puissance. Le capitalisme en
crise a depuis longtemps fait le choix de mettre en selle le
Rassemblement National afin de gérer ses intérêts de classe, et en même
temps de préparer à terme une nouvelle alternance avec une
social-démocratie relookée. Dans la situation de crise profonde du
système capitaliste, l'exacerbation des affrontements au sein de
l'impérialisme, les tendances à l'autoritarisme, voire à la dictature
politique se développent dans le monde. Il est donc urgent de ne rien
laisser passer et c'est seulement dans l'unité de notre classe, de sa
lutte que peut se dessiner une issue démocratique à la crise actuelle.
Rappelons aussi les milliers de syndicalistes CGT licenciés ou traînés
devant les tribunaux, la criminalisation de la solidarité avec Gaza et
la Palestine, les menaces contre le droit de grève. Olivia Zemor a été
condamnée à 2 ans avec sursis, 5 ans d'inéligibilité et inscription au
FIJAIT1 comme avant elle, Alex. Le pouvoir veut
tenir coûte que coûte et poursuivre le pillage des caisses de l'État aux
profits des monopoles. La colère gronde, contre la politique des bas
salaires, de l'armement tous azimuts, L’Insee anticipe un taux de
chômage de 8,1% à mi-2026. Cela représente 2,5 millions de chômeurs en
France. Il s’agit souligne l’institut du niveau le plus élevé depuis le
troisième trimestre 2021 : « ce mouvement ne ressemble pas à une rupture brutale, mais plutôt à un enlisement progressif ». L’Insee affirme qu’ « après avoir déjà perdu 60.000 postes salariés privés en 2025, l’économie française en détruirait de nouveau 22.000 d’ici juin ».
Une seule issue: travailler à la mobilisation des travailleurs pour une
riposte de classe. Un nouvel élan puissant pour #ToutBloquer # est
possible. Un véritable soulèvement social dont nous avons toutes et
tous besoin dans un contexte de montée général des tensions, en France
comme dans le monde.
Communistes
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