Premier mai
Plus
de 320 manifestations ont été organisées pour ce premier mai 2026 dans
tout le pays, des grandes villes jusqu'aux plus petites. Si 100.000
manifestants ont battu le pavé à Paris, 30.000 à Marseille, 12.000 à
Lyon et Toulouse, 8.000 à Bordeaux, 7.000 à Grenoble, 3.000 à Caen,
8.000 à Nantes... ils étaient aussi 200 à Ancenis, 450 à
Villefranche-sur-Saône, 500 à Montauban, 300 à Riom, 80 à Saint
Affrique...
beaucoup
de ces manifestations ont eu un caractère unitaire et les observateurs
ont noté la présence nombreuse et active de la jeunesse et de salariés
en lutte et pour certains fiers de leurs succès. Ces manifestations ont
été une réponse cinglante à un pouvoir et un patronat qui, à la veille
de cette journée de lutte et de solidarité internationaliste avaient mis
les bouchées doubles afin de porter un coup à son caractère férié et
chômé avec l'objectif de parachever la liquidation des conquêtes
sociales des travailleurs. S'ils ont été obligés de reculer, ne nous y
trompons pas, ils vont revenir à la charge. Raison de plus pour porter
très fort la nécessité de l'action au sujet des revendications
salariales et l'emploi et de porter l'action contre les guerres
impérialistes et la solidarité avec les peuples agressés à Cuba, en Iran
au Liban... et celle avec la lutte de libération nationale du peuple
palestinien. Malgré l'éteignoir sur cet aspect du Premier Mai
anti-impérialiste et internationaliste par les confédérations
syndicales, toutes ces luttes ont été présentes et le plus souvent
portées par la jeunesse, comme ce fut le cas à Paris sous la bannière de
: "Vive la Jeunesse Communiste". Le Parti Révolutionnaire Communistes
avait appelé, avec entre autres la Jeunesse Communiste et la Fédération
Syndicale Etudiante à ce Premier Mai anti-impérialiste et
révolutionnaire3 et a apporté sa contribution au succès remarqué de cette initiative.
Premier mai dans le monde
De Buenos Aires à Jakarta, de Séoul à Paris, des manifestations et des rassemblements ont eu lieu pour revendiquer de meilleures conditions de travail, la reconnaissance des droits des travailleurs et l'égalité.
La
Journée internationale des travailleurs est célébrée dans 163 pays du
monde. Dans de nombreux États, elle est reconnue comme jour férié et
chômé, donnant lieu à d’importantes manifestations et rassemblements du
mouvement ouvrier. Dans l'Union Européenne, le 1er mai est férié dans 24 des 27 États membres, il est obligatoirement chômé dans trois pays : l'Espagne, la France et la Pologne.
Aux Pays-Bas et au Danemark, le 1er mai n'est ni férié ni chômé, n'empêchant pas la tenue de manifestations politiques et de défilés dans de nombreuses villes.
Athènes et dans des dizaines d’autres villes de Grèce
Des milliers de personnes ont célébré le 1er
mai, journée symbolisant la lutte des travailleurs du monde entier pour
l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, par une grève
massive sous le slogan du Front Militant de tous les travailleurs
(PAME): «Nous marchons sur la voie du renversement contre la guerre et l’exploitation».
Des
travailleurs de nombreuses branches industrielles et d’autres secteurs,
ainsi que des étudiants, des élèves, des travailleurs indépendants et
des femmes, ont participé aux rassemblements de grève, exprimant leur
opposition au système d’exploitation, de pauvreté, de barbarie et de
guerre.
Lors
des rassemblements de grève massifs ayant eu lieu dans de nombreuses
villes du pays, les manifestants ont rendu hommage à la mémoire de ceux
tombés pour la cause de la classe ouvrière, pour la lutte héroïque des
travailleurs et du peuple, ainsi que pour les acquis de ces derniers,
pour lesquels beaucoup ont versé leur sang dans une lutte sans
concession contre les exploiteurs.
Dimitris
Koutsoumbas, Secrétaire Général du Comité central du KKE, a assisté au
rassemblement de grève du PAME à Athènes et a fait la déclaration
suivante:
"En ce 1er
mai, 140 ans après la révolte des ouvriers de Chicago pour une journée
de travail de 8 heures, nous avançons vers de nouvelles conquêtes, vers
une vie sans exploitation capitaliste, sans guerres impérialistes, sans
crises économiques dont les peuples sont toujours les victimes."
La Havane, Cuba: une marée humaine, 5 millions de manifestants ont déferlé dans la capitale et dans tout le pays afin de dénoncer l’embargo.
Argentine:
les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei. Plusieurs
milliers de personnes ont manifesté à Buenos Aires contre l'austérité et
la réforme du travail du président ultralibéral Javier Milei, la
principale centrale syndicale CGT promettant de "durcir les conflits"
sociaux.
États-Unis :
Près de 3.000 actions dans tout le pays, plus du double de l’année
précédente. « Ces manifestations sont une réaction aux mesures et aux
menaces de l’administration Trump, notamment la proposition d’envoyer
des agents de l’ICE dans les bureaux de vote lors des élections de
mi-mandat, ainsi qu’aux actions militaires unilatérales menées contre le
Venezuela et l’Iran ». Cette mobilisation du 1er mai
pourrait constituer « une étape vers la création d’un mouvement plus
large » avec un « black-out économique » inspiré des mobilisations
anti-ICE dans le Minnesota, où les personnes ne se rendaient ni au
travail, ni à l’école, ni dans les magasins.
Au Sénégal, plusieurs milliers de travailleurs ont investi les principales artères de la capitale ce 1er
mai 2026, à l'appel du Front syndical pour la défense du travail
regroupant 14 centrales. Ils réclament le respect des engagements pris
par l’État, il y a un an dans un pacte social et de meilleures
conditions de travail. Parmi les priorités, réembaucher les 30 633
personnes licenciées abusivement, comme le gouvernement s’est engagé. Au
sein du cortège peintres en bâtiment, femmes de ménage ou encore
artisans réclament des droits élémentaires tels celui d’avoir un contrat
de travail et la Sécurité sociale
La Confédération coréenne des syndicats (KCTU) a organisé un grand rassemblement pour fêter le 1er
mai, avec la présence d'environ 15.000 syndiqués. Dans sa déclaration,
la KCTU a affirmé que «les trois droits constitutionnels au travail, la
loi sur les normes du travail, et la loi concernant les syndicats ne
sont pas respectés pour plus de 10 millions de travailleurs temporaires,
employés sous contrat de prestation et sous-traitants». Il a poursuivi :
«Nous parviendrons à organiser une grève générale le 15 juillet ». Des
drapeaux palestiniens ont orné la marche de la Journée des travailleurs.
Allemagne : Un des plus gros 1er mai à Berlin depuis 20 ans : 70 000 manifestants.
Istanbul, Turquie : En Turquie, cette année encore, le 1er
mai s’est déroule dans un climat tendu. Les syndicats ont appelé à
manifester à travers le pays pour réclamer des hausses de salaire face à
la très forte inflation (+31 %) et contre le recul de l’État de droit.
Le régime d’Erdogan a déployé un énorme dispositif de répression barrant
les routes afin d’empêcher le cortège de se rendre sur la Place Taksim,
d’où étaient partis d’immenses mouvements sociaux. Des arrestations
massives et violentes: 576 personnes ont été interpellées.
Turin, Italie:
des affrontements entre la police et manifestants ont éclaté devant le
centre social historique Askatasuna. Ce grand bâtiment rouge situé en
pleine ville servait d’espace d’organisation, de création, de fête et
d’entraide. Le gouvernement de Meloni avait expulsé l’Askatasuna en
décembre. Le concert géant à Piazza San Giovanni in Laterano a rassemblé
500 000 manifestants
Manille, Philippines:
des dizaines de milliers de manifestants, révoltés par l’augmentation
du coût de la vie et les bas salaires, ont tenté de prendre d’assaut
l’ambassade des USA, symbolisant l’impérialisme, des chars avec les
têtes de Trump, de Netanyahou et du président d’extrême droite Philippin
ont été incendiés
Bruxelles, Belgique : Un 1er Mai révolutionnaire environ 5.000 personnes ont participé à cette manifestation.
Santiago, Chili
: de puissantes émeutes ont eu lieu protestant contre le nouveau
gouvernement d’extrême droite, héritier de la dictature de Pinochet.
n de porter un coup à son caractère férié et
chômé avec l'objectif de parachever la liquidation des conquêtes
sociales des travailleurs. S'ils ont été obligés de reculer, ne nous y
trompons pas, ils vont revenir à la charge. Raison de plus pour porter
très fort la nécessité de l'action au sujet des revendications
salariales et l'emploi et de porter l'action contre les guerres
impérialistes et la solidarité avec les peuples agressés à Cuba, en Iran
au Liban... et celle avec la lutte de libération nationale du peuple
palestinien. Malgré l'éteignoir sur cet aspect du Premier Mai
anti-impérialiste et internationaliste par les confédérations
syndicales, toutes ces luttes ont été présentes et le plus souvent
portées par la jeunesse, comme ce fut le cas à Paris sous la bannière de
: "Vive la Jeunesse Communiste". Le Parti Révolutionnaire Communistes
avait appelé, avec entre autres la Jeunesse Communiste et la Fédération
Syndicale Etudiante à ce Premier Mai anti-impérialiste et
révolutionnaire3 et a apporté sa contribution au succès remarqué de cette initiative.
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